Un cheveu de Lune

Un matin couronné en perles de rosée

Vois ce triste mendiant étendu dans les champs,

Posé sur sa joue pâle un petit fil d'argent,

C'est un cheveu brillant oublié par les fées.

Le vent fait frissonner cette soie irisée

Arrachant le jeune homme à ses songes d'enfant.

« Quelle cette magie ? » demande le manant,

« Est-ce mon âme sœur, qui me l'a déposée ? »

Depuis ce jour, transi, il recherche sans fin

Celle à qui appartient le cheveu de satin.

La montagne et la mer, le désert et ses dunes

Accueillent ses foulées, sans jamais se lasser.

Après longues années, confie son cœur blessé

Au sage qui lui dit « c'est un rayon de lune ! ».



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